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Intoxications au monoxyde de carbone

Malgré les campagnes d’information et les rappels des mesures de prévention, diffusés régulièrement par les autorités sanitaires, on déplore encore chaque année au niveau national près de 100 décès attribués à des intoxications au monoxyde de carbone.

Il s’agit d’un risque insidieux car le monoxyde de carbone, produit de la combustion incomplète des combustibles de chauffage, est un gaz, inodore et incolore qui, selon de degré d’exposition, provoque des symptômes banals (maux de têtes, vertiges …) mais peut s’avérer mortel.

Monoxyde de carbone : deux principales sources d'intoxication
  • Les appareils à gaz sont les principales sources d’intoxications : les chaudières et les chauffe-eaux représentent à aux seuls 61% des sources d’intoxications.
    Il est donc important que ces appareils soient contrôlés annuellement afin de vérifier leur bon fonctionnement et écarter tout risque d’intoxication pour les occupants.
  • La ventilation des lieux sur lesquels ont eu lieu les intoxications sont souvent la cause secondaire de l’intoxication : les gaz produits par l’appareil défaillants ne peuvent s’évacuer, s’accumulent dans le logement et provoquent l’intoxication.
    En période de grand froid, il arrive très souvent que ces ventilations soient obstruées, avec des conséquences qui sont malheureusement dramatiques.
Intoxication, les symptômes
  • L’intoxication aiguë entraine des vertiges, une perte de connaissance, voire le coma et le décès. Les victimes nécessitent des soins immédiats et lourds. Ces accidents peuvent laisser des séquelles à vie au niveau cardiaque et neurologique.
  • L’intoxication faible dite chronique  a des symptômes qui ne sont pas spécifiques et qui peuvent être confondus avec d’autres pathologies : maux de têtes, nausées, confusion mentale et fatigue. L’intoxication peut être lente et ne pas se manifester immédiatement.
Un système de surveillance des intoxications au monoxyde de carbone

Depuis 2005, un système national de surveillance des intoxications au monoxyde de carbone a été mis en place par l’Institut de veille sanitaire (InVS). Il permet de suivre en détail l’évolution des épisodes d’intoxication au cours de l’année et de mesurer l’impact des campagnes de prévention.


Tout signalement d’intoxication au CO suspectée ou avérée, hors incendie, fait l’objet d’une enquête environnementale et d’une enquête sanitaire. L’ensemble des questionnaires est saisi sur une application web, baptisée Siroco, afin de constituer la base nationale des intoxications au CO du système de surveillance.


En région Paca, le nombre d’intoxications au monoxyde de carbone reste de l’ordre de 300 intoxiqués depuis 2007 avec un pic en 2008 de 362 intoxiqués et une baisse en 2010 à 224 intoxiqués, ce qui est encourageant.


Les récentes mesures qui imposent depuis le 15 septembre 2009, une mesure du taux de monoxyde de carbone par le professionnel qualifié qui effectue l’entretien annuel de la chaudière commencent certainement à porter leur fruit et doivent être poursuivies.

Partenaires

L'agence régionale de santé agit contre le risque d'intoxication aux côté de partenaires régionaux.

  • Les professionnels chauffagistes sont chaque année sensibilisés à l’importance du bon fonctionnement des appareils et à la présence d’une ventilation adaptée au logement ;
  • les Services communaux d’hygiène et de santé (SCHS) réalisent les enquêtes chez les intoxiqués de la même façon que les agents de l’ARS, sur le territoire qui est de leur compétence (15 SCHS en région Paca) ;
  • les professionnels de santé : médecins et services d’urgence qui déclarent les intoxications au monoxyde de carbone ;
  • le Centre Anti Poison et de Toxico Vigilance de Marseille (CAP-TV) qui réalise l’enquête médicale suite à une intoxication au monoxyde de carbone.