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[10.10.2014] Epidémie de maladie à virus Ebola

[Mise à jour 12.11.2014]

Les pays africains touchés par l’épidémie d’Ebola, en lien avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de nombreux états, dont la France, sont mobilisés pour prévenir l’expansion du virus Ebola à d’autres pays.

L'ARS Paca relaie, auprès des médecins et plus largement des professionnels de santé et des établissements de santé, l'information sur la prise en charge prévue par le ministère des affaires sociales, de la santé et du droit des femmes, pour les cas suspects de la maladie à virus Ebola.

Elle est informée de la survenue d'un cas suspect, qualifie le cas avec l'InVS et s'assure du respect de la procédure par les acteurs et les professionnels de santé.

Le dispositif > 1ère étape : identification d'un "cas suspect"

Les médecins, en ville, à l’hôpital ou en structures d’accueil et d’hébergement pour personnes âgées ou pour personnes handicapées, doivent signaler au centre 15, toute personne qui présenterait, dans un délai de 21 jours après son retour d’une zone à risque, une fièvre supérieure ou égale à 38°C.

A ce stade, la personne est considérée comme un « cas suspect ».

Le médecin isole le malade (au mieux dans une pièce fermée), en évitant tout contact et en lui demandant de se couvrir le nez et à la bouche.

Le dispositif > 2ème étape : qualification du cas

Dès le signalement émis au centre 15, la plateforme de veille de l’ARS est saisie et une investigation par téléphone est immédiatement réalisée en liaison avec la Cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire) Paca, l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) en région.

En fonction des résultats de l’investigation médicale et épidémiologique le patient sera classé en « cas possible » ou bien en « cas exclu ».
S’il est classé en cas possible, il est pris en charge selon la procédure prévue par le ministère des affaires sociales, de la santé et du droit des femmes (voir paragraphe suivant).

S’il est classé en « cas exclu », sa prise en charge peut être poursuivie par  son médecin traitant.

Le dispositif > 3ème étape : si un "cas possible" était identifié en région Paca

Dès lors qu’un « cas suspect » serait classé en « cas possible » par l’InVS (en lien avec le centre 15 et l’ARS Paca), le patient sera immédiatement transféré à l’hôpital Nord Ap-Hm, dans le service du professeur Brouqui, l’établissement de référence.
Le Samu du département concerné prendra contact avec le Samu de l’établissement de santé de référence (AP-HM) pour décider des conditions de transfert.

Le transfert serait alors assuré par un équipage formé et équipé des matériels de protection adaptés.

A son arrivée à l’hôpital Nord Ap-Hm, le patient subira un prélèvement biologique pour confirmer ou écarter le diagnostic d’infection à Ebola. Ce prélèvement sera envoyé au centre national basé à Lyon.

Information, préparation et organisation des établissements et des professionnels de santé de la région

Les établissements de santé de la région et les professionnels de santé libéraux étant susceptibles d’accueillir des cas suspects, l’ARS Paca mène depuis l’été des actions visant à les informer et les sensibiliser.

Les établissements testent régulièrement leurs procédures et rappellent les consignes de vigilance dans ce contexte particulier.

La procédure de signalement des centres 15 vers l’ARS puis vers l’InVS a été testée et les professionnels de santé connaissent ce dispositif.