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Dasri : l'ARS Paca sensibilise ses partenaires

20 000. C'est le nombre en tonnes de déchets d’activité de soins à risques infectieux (Dasri) générés chaque année lors des actes de soins dispensés dans la région, dont plus de la moitié dans les hôpitaux.  Pour réduire les risques pour la santé liés à ces rejets, l'Agence régionale de santé Paca contrôle la conformité de toutes les filières d’élimination de ces déchets, de la production, à la destruction.

Sensibiliser les établissements pour réduire les risques de contamination

Parce que les Dasri sont des déchets potentiellement dangereux pour la santé des usagers,  l'ARS Paca a pour mission de veiller au bon déroulement de leur élimination, tout au long de leur circuit : production, tri, conditionnement, transport, destruction.

Pour renforcer cette filière, et éviter les points de rupture, elle travaille auprès des établissements pour les sensibiliser et les informer. En 2014, elle avait confié au secrétariat permanent pour la prévention et la pollution industrielle (S3PI) l’organisation de rencontres, regroupant l’ensemble des professionnels et des services intéressés, depuis les émetteurs jusqu’aux responsables des entreprises d’élimination, en passant par les groupements d’achats hospitaliers. Ces rencontres s'étaient organisées sous forme d'ateliers, pour sensibiliser les acteurs aux points critiques susceptibles de mettre en péril les filières d'élimination.

Le 27 octobre 2015, un séminaire de restitution, regroupant une centaine de participants, a été organisé pour apporter des retours sur ces premiers ateliers. Il a également permis d'apporter des précisions sur les avantages et les inconvénients de la banalisation et sur la traçabilité.

En plus, des solutions techniques de secours et un projet de convention tri-partite ont été présentés par les trois industriels de l’élimination des déchets dans la région : elles devraient garantir la continuité de la prise en charge des Dasri.

Pour poursuivre cette sensibilisation l'ARS Paca souhaite également piloter un nouveau projet de e-learning sur le tri, particulièrement important en termes d’impacts économiques. Il intégrera les retours d’expériences et les bonnes pratiques des établissements de la région dans le domaine du tri.  

Une filière d'élimination très surveillée

Les Dasri et les déchets assimilés contiennent des micro-organismes, qui en fonction de leur nature, de leur quantité ou de leur métabolisme, sont susceptibles de causer des maladies chez l’Homme ou chez d’autres organismes vivants. Les matériels piquants, coupants ou tranchants destinés à l’abandon, les produits sanguins incomplètement utilisés ou arrivés à péremption sont également assimilés aux Dasri.

Afin de n’exposer ni les salariés "producteurs des déchets", ni le personnel assurant la collecte, le transport ou l'élimination, ces déchets doivent suivre une filière spécifique. Cette filière est encadrée par des règles précises d’emballage, d'entreposage, de traitement et de traçabilité.

La plus grande part des Dasri produits dans la région est éliminée dans trois unités urbaines d’incinération des déchets des ménages, spécialement équipées pour les recevoir. Il s’agit des unités d’incinération des ordures ménagères de Toulon, Vedène et de Nice. En plus, deux unités dites de désinfection existent depuis peu à Martigues et Sisteron.